Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
La Nouvelle Centrafrique

Ouverture imminente des négociations de paix au...

8 Janvier 2013 , Rédigé par La Nouvelle Centrafrique

Ouverture imminente des négociations de paix au...

Ouverture imminente des négociations de paix au Gabon
Le 8 janvier 2013

Au Gabon, l’ouverture des pourparlers réunissant les acteurs de la crise en Centrafrique est imminente. Les différentes délégations sont arrivées sur place. Toutefois, malgré un optimisme de façade, les négociations s’annoncent ardues.

Le calendrier reste incertain mais les négociations sur l’avenir de la Centrafrique devraient bel et bien s’ouvrir dans les jours qui viennent à Libreville, dans la capitale du Gabon, sous la direction du président congolais Denis Sassou Nguesso.

La rencontre devait initialement débuter ce mardi, mais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, a finalement déclaré à la presse qu’elle s’ouvrirait au plus tard le 11 janvier. La délégation des rebelles de la Séléka est d’ores et déjà arrivée sur place, mais l’avion transportant celles du gouvernement, de l’opposition démocratique et de la société civile a été retardé à cause de problème techniques. Il n’a décollé que ce matin et a atterri à Libreville en début d’après-midi.

« Le programme des discussions reste assez flou, rapporte Sarah Sakho, envoyée spéciale à Libreville.
Seule une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Ceeac) est cours.
Mais c'est seulement une réunion technique 'pour […] faire une évaluation de la situation [en République centrafricaine, NDLR]' . Deux autres discussions devraient réunir, d’une part, les différentes délégations centrafricaines et, d’autre part, les chefs d’État de la Ceeac.

Un optimisme de façade

À entendre leurs déclarations respectives, les acteurs centrafricains de la crise abordent les négociations avec optimisme. « Nous partons sereins [...] à une grande rencontre entre Centrafricains pour nous pencher sur les problèmes de notre pays et rechercher des solutions pour la paix et le développement », a ainsi déclaré à Bangui le chef de la délégation du gouvernement et ministre de l’Enseignement supérieur, Jean Willybiro Sako. L’actuel président centrafricain François Bozizé a, ces dernières semaines, multiplié les concessions face à l’avancée des rebelles en proposant la formation d’un gouvernement d’union nationale et en assurant qu’il ne se présenterait pas à la prochaine élection présidentielle.

« Nous partons avec beaucoup d’optimisme » a, quant à lui, déclaré le chef de la délégation de l’opposition, l’avocat Nicolas Tiangaye. Les rebelles ont, eux aussi, joué l’apaisement : « On est là, on va discuter, on va se comprendre. Après tout, nous ne sommes pas des ennemis, nous sommes des frères, a ainsi déclaré lundi à la presse le leader de la Séléka, Michel Djotodia. Ce n’est pas moi qui vais faire partir Bozizé, il y a une coalition et il y a aussi l’opposition démocratique qui est là. Tout à l’heure, on va se retrouver et on verra ce qu’il y a lieu de faire. »

Les tensions restent vives

Malgré cette bonne volonté apparente, les tensions restent prégnantes et les négociations s’annoncent difficiles. Les rebelles ont poursuivi leurs attaques contre Bozizé, l’accusant de vouloir « plonger le pays dans le chaos avant son départ imminent ». La Convention patriotique pour le salut du Kodro (CPSK), l’une des composantes de la rébellion, a dénoncé « une violation de l’intégrité territoriale de la Centrafrique » à propos de la présence de plusieurs centaines de soldats sud-africains aux côtés de Bozizé.

D’autres opposants en exil qui ne sont pas invités aux négociations ont dénoncé une « feuille de route irréaliste » imposée « avec la complicité machiavélique du président Bozizé ».

« Le préalable à ce dialogue est et demeure la démission immédiate et sans condition de François Bozizé de la tête de l’État centrafricain. Ce préalable est non négociable », a déclaré à l’AFP Guy-Simplice Kodégué, porte-parole du Front républicain pour l’alternance et la paix (Frap) récemment créé à Paris et qui se présente comme l’aile politique de la rébellion.

Sources: FRANCE 24 et La Nouvelle Centrafrique

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article